Le style Louis XV

De 1715 à 1774

Replaçons-nous une fois de plus dans le contexte de l’époque, Louis XIV meurt en 1715, son fils et ses petits-enfants ont été emportés successivement par la variole et la rougeole. Le jeune Louis XV devient orphelin à 2 ans et roi à 5 ans. Comme il est trop jeune, c’est le neveu de Louis XIV, le duc Philippe d’Orléans qui va s’emparer (grâce à quelques manigances) de la régence de la France (1715-1723). Le pouvoir revient au Palais Royal à Paris et on ferme pour l’instant Versailles.

Le régent va s’affranchir de bien des choses : en premier lieu, l’étiquette qui se fait moins pompeuse, les meubles se font moins ostentatoires et plus voluptueux avec une recherche du confort. C’est une période de transition et de rébellion contre le style de l’ancienne monarchie. Le style rococo (terme dérivé du mot rocaille, il désigne l’ornementation inspirée des rochers et des pierres) apparaît en réaction de ce rejet du style imposé par Louis XIV.

Pendant cette période peu de bâtiments sont construits et l’architecture ne change pas beaucoup. Le changement est dans les meubles qui sont fabriqués en nombre et qui deviennent plus pratiques, élégants, raffinés sous l’influence des femmes. Les pièces sont plus petites et moins hautes, afin de préserver son intimité.

Le petit roi, pendant ce temps est installé au Palais des Tuileries. On lui apprend désormais le latin, les maths, l’histoire, la géographie, la cartographie, le dessin, l’astronomie et la chasse. En 1722, à l’approche de la prise de pouvoir par Louis XV, la cour reprend ses quartiers à Versailles.

Enfin roi, c’est en pacifiste qu’il va règner plus de 50 ans. Il épouse Marie Leszczyńska, une princesse, fille du roi de Pologne Stanislas détrôné par ses sujets. Le mariage est heureux, et dix enfants naissent de leur union. Dont le Dauphin qui malheureusement meurt à 36 ans de la tuberculose. Louis XV est un homme à femmes, sous l’influence de ses maîtresses il développe les arts et les sciences.

La Pompadour et La Du Barry seront deux de ses maîtresses qui vont compter à la cour. Elles ont beaucoup de pouvoir et s’ingèrent dans la politique du roi. Les enfants de Louis XV désapprouvent ce dévergondage et prennent parti contre le roi.

De nombreux hôtels particuliers voient le jour. La volupté l’emporte sur l’apparat et la recherche du confort prime. On abandonne la symétrie et l’art antique. Les pièces sont petites avec chacune un rôle bien défini. Le mobilier est plus petit et varié. Une certaine harmonie s’installe entre les murs, les tentures et les meubles en favorisant les couleurs pastel. Le style Rocaille s’impose (décoration de coquillage et roche). On s’inspire du baroque italien, des arts orientaux et des sciences naturelles.Tout doit être gai, simple en restant fastueux. Le roi est passionné de sciences et de botanique. Son règne sera le siècle des Lumières. On lui doit la création de l’école militaire et de la Compagnie des Indes.

Le mobilier est de petite taille et son usage se précise. Les meubles ont des courbes en C et en S, les pieds sont galbés, les entretoises disparaissent. On utilise toujours la marqueterie ainsi que le placage avec des rajouts de bronze sur les arêtes. L’intérieur des meubles est en satin ou en taffetas. Les moulures ont un profil en bec de corbin. Le mobilier est varié :  des commodes, des chiffonniers, des encoignures, des bonheurs du jour (bureau féminin à gradins), des tables de nuit, des bureaux à cylindre, à pente, en dos d’âne, les lits sont à la polonaise ou à la turque (disposés contre le mur et non perpendiculaire à la pièce).

Les sièges se transforment aussi, les dossiers diminuent en hauteur, les accotoirs s’évasent vers l’extérieur et reculent par rapport aux pieds. Les pieds se terminent en console enroulée ou en pied de biche. Les entrejambes disparaissent. Le cannage fait son apparition. Les fauteuils sont nombreux : fauteuil à la reine, fauteuil de bureau ou de cabinet, voyeuse, ponteuse ou voyelle pour le jeu, bergères en confessionnal (à oreilles), des duchesses brisées, des canapés, …

Les matériaux sont précieux et variés : bois de rose, violette et amarante pour le placage. Chêne, hêtre, et noyer pour les structures. On utile le marbre, le bronze, le placage, la marqueterie, le vernis martin (imitation des laques de Chine) et surtout on insère des mécanismes dans les meubles.

L’ornementation est variée avec le végétal (fleurs, fruits, feuilles, branches, etc…) comme référence. Beaucoup de chinoiserie et de turquerie (mandarins, pagodes, jardins japonais et chinois). Les attributs guerriers sont remplacés par des attributs de chasse, pêche, musique… L’espagnolette (buste de femme) est très représentée.

Contact


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Savoir-Faire

Le dégarnissage

Je déshabille votre siège de toutes ses couches. Cela me permet de vérifier l’état des taquets, la solidité de la carcasse et de la rénover si cela s’avère nécessaire.

Le sanglage

C’est un ensemble de sangles entrecroisées entre elles qui constituent le premier plancher du siège. Celui-ci supporte la garniture du siège et le poids de la personne qui s’assoit.

Le guindage

C’est l’ensemble des cordes qui relient et maintiennent les ressorts entre eux. Il permet de réduire les ressorts en les abaissant à la hauteur désirée et dans une position propre au bon fonctionnement du siège et à son confort.

La toile forte

Placée sur le guindage, elle sert à soutenir le crin et à l’isoler des ressorts. De nouveau, je couds les ressorts à la toile forte.

 

La mise en crin

C’est le moment où l’on va garnir le crin végétal dans les lacets. La quantité de crin est calculée en fonction du style et de l’époque du siège.

Emballage et Point de fond

On procède à la mise en toile d’embourrure qui consiste à envelopper le crin et à lui donner une première forme ressemblant aux contours de l’assise. Ensuite on pratique le point de fond à l’aide de la corde à piquer, il a pour but de maintenir et de régler le volume du crin entre la toile forte et la toile d’embourrure.

Le rabattage

Je vais clouer définitivement la toile d’embourrure sur les chanfreins du siège en prenant soin de vérifier la hauteur et l’aplomb de la garniture que je désire.

Le piquage

C’est l’ensemble des lignes de points qui vont être faites et qui vont donner la forme définitive du siège. Le nombre de points piqués sera déterminé en fonction de la hauteur à obtenir. Le serrage doit être bien uniforme. Ces points sont effectués à point avant, point échelle, point arrière, point noué ou point perdu selon les cas. Le point droit compose les premières piqûres, ceci amène progressivement la forme d’ensemble de la garniture.

La piqure

C’est une fine couche homogène de crin animal placée avant la toile blanche. Elle sert à combler les irrégularités de la garniture dues aux points de piquage. Elle donne du bombé et du moelleux à la garniture.

La mise en blanc

La mise en blanc consiste à poser une toile blanche sur la piqûre de crin animal avant la pose du tissu. C’est un peu une répétition pour la pose du tissu de couverture. Avant de poser celui-ci, on ajoute encore une ouate.

La couverture

Je vais poser le tissu de couverture choisi par le client. Il me faut respecter le sens du tissu, son motif, exercer une bonne tension et une bonne fixation.

Les finitions

Leur but est de cacher les moyens de fixation de la couverture et de rendre plus décoratif un siège. Les finitions demandent beaucoup de soin car elles déterminent l’aspect final et la qualité du travail. Une finition peut-être cloutée, galonnée, passepoilée, etc…

À propos

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